LE FONCTIONNEMENT DU CENTRE
Pour assurer le bon fonctionnement du centre, une équipe responsable a été mise en place, avec actuellement quatre personnes : trois aides maternelles locales qui sont salariées plus moi même. Ce sont Apauline Sanou (présente depuis le début du projet), Kadidja Diabaté (depuis fin 2001) et Judith Somé (depuis 2004). Deux d'entre elles travaillent chaque jour au centre pendant que la troisième est au repos ou en congé, assurant de la sorte l'ensemble des tâches ménagères et participant aux activités pédagogiques proposées. A côté de cela il y a beaucoup d'ami(e)s, de "tontons" et "tanties" qui viennent nous rendre visite et nous encourager. Depuis sa création, le centre est bien accepté et inséré dans le quartier, certainement parce que nous fonctionnons avec des moyens modestes, à la manière "africaine" et dans le respect des coutumes locales.
Les enfants qui sont accueillis et pris en charge le sont à priori de façon temporaire (quelques années). En fait nous avons pour objectif leur retour dans leur famille d'origine quand cela est possible, mais ce n'est malheureusement pas toujours le cas. Pour cela nous essayons de retrouver des membres de leur famille "élargie" (oncles, tantes, grands-parents) et d'entretenir des liens par de fréquents séjours. Ainsi quand les choses se passent bien, nous pouvons progressivement envisager avec l'enfant son retour chez lui. Ce retour est facilité par un soutien financier sous forme de parrainage, pour permettre à l'enfant de poursuivre sa scolarité ou sa formation et ainsi lui donner de bonnes chances pour s'insérer dans la société burkinabé.

Photo de groupe en juin 2005
D’autre part nous avons décidé de travailler en partenariat avec l’association Tié qui œuvre depuis 1995 pour la réinsertion sociale et familiale d'enfants de la rue à Bobo. C’est avec les animateurs de cette association que nous menons les enquêtes sociales (i.e. des rencontres et discussions) qui nous permettent de connaître l'histoire et la situation réelle des enfants proposés. A partir de là, nous pouvons décider quelle aide apporter (prise en charge ou soutien extérieur) avec la conviction que notre action profite aux plus démunis. Nous nous réunissons également tous les deux mois pour faire le point sur l’évolution des enfants accueillis et sur l’organisation du centre. L'implication bénévole de personnes extérieures mais autochtones nous apporte beaucoup d'objectivité dans notre travail.

Barnabé et les animateurs de "Tié, en 1999